Allez on garde le moral ! 🌞💪🤙
Nous traversons une période inédite et difficile. Il est normal d’avoir un ou plusieurs coups de blues mais il est important de garder une bonne santé mentale !

Crédits :
– Comédienne : Anaïs Nicolas
– Idée originale : Raoul Griot
– Co-écriture ; co-réalisation : Anaïs Nicolas & Raoul Griot
– Images : Raoul Griot
– Musiques : Simon Orlandi Musique (https://www.youtube.com/watch…) et Peyruis “Feel the
funk”
– Remerciements : Rémi Saiki
– Experte psychologue : Souad Cousinier Lazaar
– Montage : Anaïs Nicolas
– Motion design (introduction et générique) : Adrian Tissot
– Graphisme vignette : Adrien Farris
– Jingle : Anissa Sy Elle

Anaïs Nicolas, comédienne, auteure et metteure en scène, a été formée à la Scuola Teatro Dimitri. Avant d’atterrir à Lyon, elle se forme à la danse contemporaine à Bruxelles et travaille en Italie comme comédienne pendant 2 ans. Elle est comédienne de théâtre physique pour plusieurs compagnies en France. Elle est fondatrice de la Cie lyonnaise « Soie farouche », qui propose des spectacles jeune et tout public et dont l’approche artistique est le théâtre physique : un théâtre hybride où le corps est tout aussi important que les mots. Elle joue dans certains courts-métrages et en réalise aussi pour le plaisir. Son dernier a obtenu le 1er prix au Kino Lyon de février 2020. Elle donne également des ateliers mensuels à Lyon, avec Alice Bounmy, intitulés « Tissages : Ateliers d’échange et de recherche artistique. »

Ton rapport avec le covid-19 ? « J’espère de tout mon coeur que ça va se terminer bientôt pour tout le monde et j’fais tout ce que je peux pour éviter la propagation et aussi pour que le confinement ne se prolonge pas une éternité. Car au début c’était un bonheur d’entendre le silence et les oiseaux par la fenêtre, là ça commence à être long et nous les intermittents sommes vraiment en danger avec ses mesures. Mais faut pas se laisser abattre, ni aspirer, faut continuer de créer et de vivre sa vie artistique chez soi !! Cette période nous permet sûrement de réinventer des manières de vivre et certains le font très bien en montant des supers projets de solidarité envers les intermittents…Merci Meliponi ! »

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur ton activité ?

Intermittente du spectacle depuis 4 ans, j’ai eu de nombreuses dates de spectacles annulées depuis le début du confinement et ces annulations s’étendent jusqu’au mois d’août pour le moment. Je ne peux pas travailler durant cette période évidemment et je ne sais pas si je pourrais travailler après le déconfinement… J’aurais donc de grandes difficultés à renouveler mon intermittence, comme nous tous !

Les lieux culturels n’auront pas l’autorisation de réouvrir pour un certain temps car ce sont des lieux de proximité qui brassent du monde. Il va donc falloir trouver de solutions pour que nous puissions continuer à vivre de notre art !!!! Des mouvements de solidarité se mettent déjà en place pour concevoir un après et des belles propositions émergent comme par exemple l’initiative de Meliponi de créer une web-série solidaire en respectant le confinement ou le Théâtre de l’Uchronie qui a mis ses salles à disposition des artistes pour qu’ils puissent venir répéter après le déconfinement. Il est important d’être solidaire en cette période difficile.

Nous allons probablement vivre un effondrement économique et le milieu culturel sera fortement touché.

De nombreuses questions se posent : Quand aura-t-on de nouveau l’autorisation de jouer devant un public et de quelle manière ? Quel théâtre aura suffisamment d’économies pour programmer nos spectacles ? Comment les compagnies vont se débrouiller pour continuer de créer des pièces si les salles de répétitions restent fermées ? Comment réévaluer les tarifs des places de spectacle pour qu’ils soient juste et en accord avec la situation ? Comment pourra-t-on renouveler notre intermittence sans pouvoir travailler ? 
Tous les intermittents aujourd’hui demandent au gouvernement de considérer cette année comme une année BLANCHE : Que tous continuent de recevoir leur indemnisation jusqu’à la fin de l’année, quelle que soit leur situation, sachant les difficultés que cela va engendrer pour tous, même après le déconfinement. L’espoir fait vivre, on y croit, on le demande, on l’espère du fond du coeur, pour nous sauver !!

En tout cas, on ne baisse pas les bras, on continue de créer de chez nous, on essaye de trouver des alternatives mais on est tout de même inquiets voir anxieux pour notre avenir et celui de la Culture ! Quel serait notre monde sans elle ?

Après un master de cinéma à l’université Lumière Lyon 2, Raoul Griot se forme de manière autodidacte à la prise de vue vidéo. De fil en aiguille, il intègre les plateaux de tournage, et travaille pendant plusieurs années comme assistant caméra. Depuis 2017, il exerce principalement comme chef opérateur sur des pubs, films institutionnels et  courts métrages lyonnais.

Ton rapport avec le covid-19 ? « J’essaye de trouver le juste équilibre pour ne verser ni dans la parano hypocondriaque, ni dans l’insouciance irresponsable… Les différents discours et postures officielles étant souvent paradoxales voire antinomiques, il n’est pas toujours évident de savoir où se situe cet équilibre. J’espère que cette pandémie sera l’occasion de changer en profondeur les comportements économiques délétères actuels pour mettre en place un système plus humain, où le bon sens et la préservation de la santé primeront sur la rentabilité… »

Quel a été l’impact de la crise sanitaire sur ton activité ?

Pour ma part, je travaille dans l’audiovisuel depuis presque 10 ans, et bénéficie du régime de l’intermittence depuis 3 ans, ce qui permet d’assurer un minimum de sécurité et de stabilité tant la précarité et l’incertitude sont une constante dans ce milieu. Mais ces droits ne sont pas aquis et doivent être justifiés par un nombre d’heures ou de cachets minimum, de date à date sur une période de 12 mois pour être renouvelés.

La situation inédite que nous sommes en train de vivre menace l’ensemble des professionnels de la culture, aussi bien artistes que techniciens, prestataires, que ce soit dans le cinéma, le théatre, la musique, etc…

L’arrêt total de toute activité, non seulement pendant le confinement, mais pour une durée indéterminée pour raisons sanitaires, met en grave péril le monde de la culture dans son ensemble, car perdre ses droits actuellement revient à une réorientation professionnelle dans le meilleur des cas, ou à une plongée très rapide dans un désaroi financier total, avec toutes les conséquences que l’on peut imaginer (perte de logement, endettement, etc…)

C’est pourquoi il est important que les pouvoirs publics et l’opinion se mobilisent pour prendre les mesures nécessaires à la préservation et la protection de ce qui fait le force de la culture en France, sinon la fameuse « exception culturelle » déjà mise à mal ne sera plus qu’un lointain souvenir…

Concrètement, je ne sais pas encore comment les choses pourront se remettre en place : dans mon domaine par exemple (je suis chef opérateur image), le travail d’équipe est la base de tout tournage, et les interactions entre personnes au cours d’une journée sont nombreuses. Comment continuer à travailler convenablement tout en respectant les mesures sanitaires nécessaires ? Je n’ai pas de solution toute faite, mais je sais que chacun, à tout les niveaux de fabrication d’un film, est prêt à faire preuve de bonne volonté, et à s’adapter au contexte nouveau qui se présente à nous.

Je pense que la solidarité, la compréhension des enjeux spécifiques et une véritable envie d’œuvrer pour le bien de tous seront les clés de la réussite de cette épreuve, pour peu que chacun joue le jeu honnêtement, aussi bien sur les plateaux de tournage qu’à l’Elysée…

Souad Cousinier Lazaar

Professionnelle de la santé mentale depuis 14 ans, issue des quartiers populaires, j’ai à cœur de servir, et j’œuvre quotidiennement à améliorer la vie de mes patients. 
Je suis impliquée par ailleurs dans des projets humanitaires, contre les discriminations et pour plus d’humanisme. Le bénévolat à toujours été présent dès mon plus jeune âge. 
Actuellement  je développe 1 antenne à Lyon et suis ambassadrice de l’association « Mon Cartable Connecté » avec Marc Lavoine qui permet aux enfants hospitalisés de rester connectés à leur classe. Mon travail est simple : constituer un réseau et une communauté autour du cartable connecté, faire connaitre l’association auprès des lyonnais et lyonnaise (voire de la région Auvergne Rhône Alpes car nous travaillons avec les académies)
Je participe également à des réunions de travail sur le harcèlement scolaire qui est une cause que je souhaite également porter.
Par ailleurs administratrice de la MJC (Lyon 5ème arrondissement), je persiste dans ma mission de créer du lien social entre les habitants (jeunes et personnes âgées). 
Le point commun entre tous mes engagements demeure la lutte contre toutes les formes de discrimination, une recherche de plus d’égalité, plus de cohésion sociale et de vivre-ensemble. La Fondation l’éducation contre le racisme est un engagement cohérent avec mon histoire, et mon quotidien.

Souad COUSINIER-LAZAAR, Psychologue
15 Place Bellecour 69002 Lyon